vendredi 14 novembre 2008

La femme...

Versailles-Paris par M.BL
Grenoble-Paris par K.B

Interview radio de Brel, Brassens et Ferre : La place de la femme dans votre vie 

Brassens  : Oh, la femme, c'est à la fois charmant quand elle s'en donne la peine et pénible quand elle...sans s'en donner la peine. (rires) 

Brel : Moi je crois que la femme, c'est quelque chose qui se donne de toute façon et toujours beaucoup de peine.
...

Et comme je ne veux pas tronquer habilement la conversation, le journaliste demande alors à Brel, interloqué :
-Et pas l'homme?
-Oh si, l'homme aussi (le ton de Brel est cette fois un peu désabusé "Je vais encore me faire épingler pour misogynie, alors...")

On sent très nettement le mépris (si, si!) de Brel quand il dit ça : "Moi je crois que la femme, c'est quelque chose qui se donne de toute façon et toujours beaucoup de peine". En d'autres termes : "Bande de besogneuses!" 

Ca m'a interpellé sur le coup (j'étais sur Jiwa et je cherchais une chanson de Brel pour mon amoureux, titre que je n'ai pas trouvé tant l'interview m'a engloutie toute nue (crue?).

Oui, car moi, j'exècre les laborieux (mais j'abhorre les fainéants encore plus). Je crois en l'inclinaison naturelle de l'homme (et de la femme!) pour certaines choses. Se donner de la peine, oui, mais pas au point que notre peine nous remplace. "Il/Elle essaie ardemment mais..." Jésus, quoi de plus sordide?

Les femmes seraient-elle des bêtes de somme de l'amour? Sont-elles naturellement disposées à se flétrir à la tâche amoureuse? Et l'homme là-dedans? Il ne se donne pas de peine, lui? Muser à loisir (au plaisir?) avec une nymphette nonchalante, là réside son désir le plus brut?

"Fort, à la cantonade" : devrions nous nous contenter de parader dans nos atours les plus naturels et s'en fiche comme d'une guigne de ce qu'il pense, de ce qu'il veut, de nous deux?
"En sourdine": est-ce possible d'aimer sans peine?

Hum...

Encore une fois cet entretien est passionnant, drôle et si politiquement incorrect...Olala, bon, je la mets quand même, cette citation à faire hurler (mais qui m'a fait hurler de rire) :

Brassens : Je crois que sur le plan de notre vie de chanteur, nous n'avons pas tellement besoin des femmes ; nous en avons besoin comme tout le monde, vous savez bien pourquoi...
Brel : Pour faire le marché!

1 commentaire:

Grégoire a dit…

j'aime beaucoup la deuxième photo.