vendredi 14 mai 2010

You bet, pet

Jean Seberg. "T'es tellement Nouvelle Vague tu sais".

Aujourd'hui c'est mon anniversaire. Je crois que je n'aime pas trop ce jour-là et ce depuis toute petite. (J'aime juste le moment où tous les invités sont là et oublient que c'est mon anniversaire.)

Peut-être que cette appréhension date de ce 6e anniversaire. Mon père m'avait emmenée chez le coiffeur et j'en étais ressortie avec les cheveux très très courts (comme un petit garçon). Je crois qu'il avait demandé "une coupe de printemps". Abomination. Je menaçais tour à tour de sauter par la fenêtre, d'annuler la fête d'anniversaire, de partir à jamais. Je hurlais. Il s'en moquait, je crois, le responsable de cet ignominie.

J'ai revu les photos de cet anniversaire, je prends l'air boudeur sur certaines photos, je suis encore au bord des larmes. Mais je crois que le chagrin s'est dissipé dans l'après-midi. Et puis j'étais si jolie avec ces petits cheveux et la jolie robe (avec un dos "tressé").

Il y a peu, mon coiffeur munichois m'a coupé les cheveux très courts, à la Jean Seberg (comme quoi ce n'est jamais moi qui décide ces coupes de garçonne). J'ai glâné de très nombreux compliments (et délivré l'adresse dudit coiffeur à tour de bras) mais ce n'était pas vraiment moi.

Je trouve pourtant Jean Seberg extrêmement belle dans A bout de souffle. Le couple qu'elle forme avec Belmondo me ravit. (Quel abdomen musclé il a!). Encore un film qui ne cesse de faire écho avec ce que je vis. C'en est presque dérangeant.

Michel (Bebel) à Patricia (Jean S.) sur le lit de P.:
"Si tu étais avec un autre type, tu le laisserais te caresser?"

Patricia à Michel -avec son accent américain :
"Tu sais, tu disais que j'avais peur, Michel. C'est vrai j'ai peur. Parce que je voudrais que tu m'aimes. Et puis, je ne sais pas, en même temps je voudrais que tu ne m'aimes plus. Je suis très indépendante tu sais".

Et puis un truc rigolo, dans la version que j'ai, le film est sous-titré en anglais. Je trouve les traductions de l'argot français truculentes :

No way, José (Mais non mon coco)
You bet, pet (Tu parles, Charles)

Je vous rassure le 25e anniversaire n'a pas trop mal commencé, j'ai petit déjeuné avec Valses de Chopin par Alexandre Tharaud, de la confiture de mûres de Lou et du thé Blue London du Palais des thés. Par contre, il y eut bien la petite crise inévitable : au lieu du coffret Eric Rohmer (22 films!) je n'ai eu que les 6 contes moraux. Mais nous avons commandé le coffret sur la boutique Télérama. Ouf.

2 commentaires:

jess a dit…

Cléo, tu fais parti de mes habitudes, j'ai mis un lien de chez moi vers chez toi, puisque de toutes façons, je viens souvent ici, et je lis tout très assidument.
kissas!

Cléo a dit…

Je suis flattée. Toi aussi tu es dans "J'aime" entre Yvan Rodic et Garance Doré. Classe!