mardi 11 mai 2010

Je ne sais pas comment je fais mon compte

mais je n'ai jamais eu de chance avec les hommes.

L'autre Dimanche (celui d'après l'autre fille-), nous étions dans la queue pour l'expo Willy Ronis, L. et moi. Devant, un couple-mais pas d'amoureux, discutait de plans immobiliers. Intarissables qu'ils étaient, sur les immeubles familiaux ou mêmes communautaires. "Oui, nous aussi nous y avions pensé, à acheter un immeuble. Mais nous attachons beaucoup d'importance à la sphère privée de chacun, seule Maman aime à se faire envahir" Ils m'intriguaient un peu et je crois que Laura aussi. ("Quels gros parisiens" me souffla-t-elle). Ils commentaient sans cesse de "topissime". Je trouve ce terme n*l.

C'est très étrange mais la femme me faisait beaucoup penser à moi. A moi dans pas mal d'années. A moi en quadragénaire. A moi telle que je serai ou voudrais maintenant être plus tard? Oui j'ai grave tendance à me projeter. Alors pourquoi pas en : quadragénaire. Avec des enfants. Un chat. Une maison de campagne avec un potager. Comme elle.

Et tellement physiquement- les cheveux gris en moins, j'en aurais bien un jour aussi. La même stature haute, le même style (boots à talons, trench, jeans droits- classicisme preste) et le même teint frais, la même coiffure, les mains qui touchent les cheveux, tout le temps, trop courts pour être longs, trop longs pour être courts. Mais elle devait avoir les cheveux longs à mon âge.

C'est un peu comme le personnage de Maud (dans Ma Nuit chez)- mais pas tout à fait, parce que là : elle est moi. La vraie, pas moi projetée, cette fois. Cet air de séduction- qu'elle sait irrésistible, son style- oh cette chapka, et puis la chemise de marin pour dormir, sa façon de se frotter, avec les pieds, à Trintigant, et toute cette tristesse mâtinée d'étincelles dans les yeux. Oui, Maud. Pas du tout Cléo de 5 à 7 comme tu dis, toi.

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