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samedi 16 avril 2011

Name dropping

Illustration de Greg Pizzoli

Il fait si beau si beau mon amour, si beau ce matin. Nous courrons à la grosse boîte aux lettres pour envoyer la carte "Merci de virer Guéant". Une idée des Inrocks.

Magasin Merci. Je me mire avec le sac Louise de la marque Bleu de Chauffe. L'ai découverte dans Les Inrocks (encore eux), numéro Mode in France. Depuis un reportage sur Yves Saint Laurent, je ne porte plus que des sacs avec une bandoulière- pour la silhouette. Très convaincue par Louise mais je réfléchis. Je suis sage?

Terrasse du café Merci. Oeufs à la coque- et mouillettes grillées. Beurre à croquer, pas le beurre Bordier comme à l'Hôtel Amour, mais le même qu'au Bellecote à Courchevel (souvenirs enneigés). A côté, des garçons über-stylés discutent show-biz et se la racontent. Le soleil se cache. Pour qu'ils enlèvent leur Rayban. (En fait ils n'avaient pas de lunettes- c'est moi, hihi).

Passage aux Cahiers de Colette où je m'offre Le musée de l'innocence d'Oran Pahmuk et Hiroshima de John Hersey. En rentrant, j'ouvre la petite boîte aux lettres : une enveloppe verte. Des mots depuis la Grosse Pomme. Merci!

mardi 8 février 2011

Se manipuler- quel ennui!

Je viens d'acheter le grand livre des tartes Kluger (leur boutique du 3e me plaît, le service est ***).

Dans Les belles images de Simone de Beauvoir, Laurence s’évertue à trouver des slogans publicitaires, alors que Jean-Charles l’attend dans le lit - il sent le tabac blond et un autre truc- je ne me rappelle pas, la lavande peut-être. Elle a ensuite une réflexion sur le côté pratique de la pilule, parce que, quand même, se “manipuler”, quel ennui.

Je m’interroge sur ma capacité à tout retenir, à conserver ces balises au fond de moi qui me préviennent de tout danger et qui s’agitent lorsque qu’elles se rappellent, me piquent du souvenir. Vice ou vertu? Ses cris et ses menaces restent vives et se ravivent quand d’autres se livrent à ces actes d’intimidation.

Ce sont mes pensées lors des trajets pendulaires d’Hôtel de ville à chez moi- où à partir de Rambuteau. J’aime assez cette rue, la librairie des Cahiers de Colette et les cupcakes de Berko (très jolis, meilleur le matin, quand hurle la faim- à mon avis, ravissants à tout moment). Suis allée Aux deux amis rue Oberkampf ce soir, ce n’est pas si loin de chez moi pourtant, mais j’y remarque plus les odeurs et les gens- la patine m’a éloignée des miens.

Je n’y emmènerai pas Mère mais c’est un endroit réjouissant, on y gueule joyeusement (ah, le bruit- ça devait être vraiment bien pour ne pas m’avoir fait fuir!). On fend avec plaisir la foule jusqu’aux tables du fond où l’on peut dîner- bien. Ne pas venir pour des tapas mais s’en régaler. Y revenir pour des tapas mais n’en pas trouver (je suppute!). Aucune idée de la carte, elle est griffonnée sur un bloc note au crayon.