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mercredi 20 octobre 2010

Et elle s'appelle comment?

Francis Nicolas Marie in Les Amours Imaginaires

Samedi après-midi, j'entendis sa voix comme un murmure ; il s'adressait au vendeur. -Claire. J'ai ajusté la robe tout à trac -c'est plus présentable- et écarté les pans lourds des tapis gris (les curieuses- et très cool cabines d'essayage d'APC.) - Alors? Nous avons adoré Les Amours Imaginaires- et surtout la scène où ils achètent les cadeaux pour Nicolas. Un pull orange en cachemire très cher et un canotier dans une boîte superbe. "C'est pas parce que c'est vintage que c'est beau."

Dimanche nous étions abrutis (non, ahuris!) par la chaleur du 5, puis battus par les vents de la rue de Bercy austère et inélégante- qui m'a rappelé les artères de Brest, la rue de Siam et la rue Jean Jaures, dont les rafales se rient des brushing des bourgeoises. Brune et blonde à la Cinémathèque- j'ai bien aimé le reportage starring Veronika Lake qui relève ses cheveux pour donner l'exemple aux Américaines- dont les mèches folles gênent le travail à l'usine. Chocolat au 51- les enfants et leurs jeux aspirent nos regards, nos mains s'enfoncent dans les poches de l'autre.

Lundi nous étions Adorables Passionnés Chics malgré mes mains dans le cambouis- et lui dans un endroit où il va à la cantine - parce que ça fait bien. Son traiteur italien de l'avenue Montaigne doit s'ennuyer de lui. Lui aussi.

Mardi il portait des chaussettes Tabio avec deux lettres mystérieuses brodées- sauf pour lui et pour moi - mais son voisin l'a deviné tout de suite.

Mercredi il a porté ces mêmes chaussettes. The Social Network l'a tellement troublé.

samedi 26 avril 2008

Dupée au ciné



Le Club et moi nous sommes retrouvés vendredi soir, pour le pire. Aguichée par le casting de Jeux de dupes (Leatherheads) , je m'attendais à un film hollywoodien de tradition, avec romantisme et rebondissements scénaristiques à profusion, le tout servi par de bons acteurs à paillettes (ici Georges Clooney et Renée Zellweger). Dé-cep-tion.
Si l'essence de l'histoire n'est pas dénuée d'intérêt (la genèse du football pro), le film s'enlise en un enchaînement de scènes poussives dont les issues sont télescopées- dont on s'en fiche en fin de compte, parce les personnages n'ont rien d'attachant. Les acteurs sont dévorés de tics - veut-on nous faire croire à du charme? Et le pauvre George est une vraie tête à claque - c'est moi qui le dis, n'étant pourtant pas insensible à sa petite gueule mature d'habitude. (Et je rajouterais un commentaire sur R.Zellweger qui va me faire passer pour une petite langue de vipère : la caméra ne sait plus trop quel filtre usiter, ni comment cadrer son visage pour qu'il paraisse un peu moins ridé ou bouffi, hihi...) 

Heureusement que la recette de Cléa Cuisine ne m'a pas dupée, elle. Elle avait aussi un casting alléchant, citron et amandes, mais le résultat est bien pus concluant que le piètre Letherheads (J'ai même investi dans de la purée d'amandes pour cette recette). Et je n'ai pas pu résister à la tentation de goûter une part encore chaude. (Même si Cléa spécifie de le servir bien froid...)

J'ai repris la recette à la lettre en troquant juste le sucre blond par du sucre complet (Rapadura). Ce qui explique la chaude couleur miel de mon gâteau

samedi 19 avril 2008

Zona et Mouna-juste pour l'assonance


Quand je reste à Gre, j'ai mon petit rendez-vous avec le cinéma Le Club le vendredi soir. Pourquoi? Parce que je veux être en forme le samedi pour courir après ma liste (à rallonge) du wiken. Soirée tardive à prohiber, donc ;) (une invitation alléchante peut aussi poser son veto)

Hier, je suis allée voir la Zona, un film mexicain de Rodrigo Pla, dont je ne savais rien. Une toile en freelance en quelque sorte.
Ce thriller m'a totalement engloutie du début à la fin. Certes, les personnages manquent quelque peu de relief, "El gorillo" n'a rien d'humain, les policiers sont des ripoux ou des brutes sans concession mais...le personnage d' Alejandro m'a beaucoup touchée. Sa relation avec le "criminel" est très bien amenée. J'ai aussi aimé ses boucles brunes et ses grands yeux doux. Non, ce n'est pas le Louis Garrel mexicain, quoique...un peu trop jeune!

Je n'évoquerai pas en détail mes autres films de la quinzaine. Le premier, Deux soeurs pour un roi, vaut surtout par la présence de la sublime Nathalie Portman et de l'exquise Scarlett Johansson, dont je trouve la bouche pulpeuse en coeur ravissante. Erci Bana incarne un Henry VIII très très hot aux abdos de cascadeur.
Le second film, le très frenchie J'ai toujours rêvé d'être un gangster m'a un peu crispée par ses scènes éternisantes et ses gagounets télescopés. A noter tout de même que l'échange entre Alain Bashung et Arno est succulente et  le sourire coquinement enjôleur de Jean Roch', tout bonnement à croquer.

Zappons vers la mouna. La mouna, je l'ai découverte grâce à Alain, mon voisin de bureau au journal. Il me parlait de ses pétrissages du dimanche et moi, je l'ai furtivement exhorté à me faire goûter à sa brioche pied-noir, la mouna. Le lendemain, il m'en a apportée une, rien que pour moi. Il est vraiment adorable et parle avec un amour palpable de sa fille (la chanceuse. Ce n'est vraiment pas juste. L'amour d'un père à sa fille, ça me fait toujours frissonner
Délicieuse, sa brioche, que j'ai goûtée un peu en cachette à peine reçue! Il m'a vite filé sa recette que j'ai griffonnée sur mon calepin réservé aux reportages...
Et la voilà...


Pour deux belles mounas
-30 g de levure de bière + 4-5 cuil
lères d'eau chaude (moi j'ai mis 2 sachets de levure de boulangerie)
-500 g de farine
-100 g de sucre+ 3-4 cuillerées pour le dessus cristallisé (mmmmm!)
-3 oeufs
-1/2 verre d'huile (moit' tournesol, moit' olive légère)
-1 sachet de sucre vanillé
-le zeste d'un citron (ou orange, ou les 2)
-1 petit godet de rhum (j'ai remplacé par du thé roïboos + un peu de sucre rapadura)

Préambule : Mettre la levure et l'eau dans un petit verre pour une petite demi-heure
1e phase : mélanger oeufs, sucreS (!), huile, rhum, zeste (s). Ajouter le levain (levure+eau). Ajouter progressivement la farine. No soucy si la pâte est un peu collante. Laisser lever 1 heure.
2e phase : Pétrir la pâte, ajouter de la farine si elle est encore collante (j'ai dû en rajouter pas mal). Après j'ai pétri au feeling (Alain a une "machine à pétrir", lui ;)). Séparer en deux boules, poser sur la plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.
Laisser lever 3 heures.
3e phase : badigeonner les deux mounas de lait (ou thé roïboos), parsemer du sucre cristal ou mieux, du sucre en morceaux, grossièrement écrasés. Enfourner pour 20-25 minutes à 180°