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lundi 9 mars 2009

Butinons, c'est le Printemps*


J'anticipe un petit peu sur le Printemps car il est trop tard pour les bonnes résolutions et puis le Printemps, les boutons qui éclosent et autres chatons de peuplier odorants, c'est quand même bien plus coule que les galvaudées bonnes rés' du premier Janv'. 

Car il est  (Prin)temps de graver la chose dans le vortex du virtuel : c'en est fini de mon état perpétuel de kid-in-love. Ils ont réussi (quelques éléments) à le flétrir. Tant pis pour eux (tous). 

Je vais me la jouer butine à présent. Et ce pour un moment encore indéterminé. J'en discutais ce matin avec mon amie B. qui me confiait aussi "j'ai envie de picorer maintenant, de me faire traiter comme une princesse". C'est la tendance pré-printanière. A suivre bien entendu par toutes. 

Les règles de bases : 

- Il (le mâle cotoyé) sera toujours anonyme ou affublé de nom d'animal. (Ce n'est que naturel après cette succession de coq, chien, vermisseau et porc.)

- Il ne sera nullement sujet de confidences. Il n'existera que physiquement
Je pense en outre que mon entourage se réjouira de la cessation de mes logorrhées de "trop chou - über-cool-- mignonnet- absofuckin'lutely adorable" en parallèle avec "ingrat - ignoblement lâche - juste incroyablement mou - bizarrement incongru - plouc".

- Les communications - venant de notre part seront laconiques. Le bref coup de phone sera privilégié le cas échéant. Les missives écrites seront exclues (à l'exception d'un sms de rupture, voire du post-it : "Sorry, I can't".) Nous nous ferons un devoir de ne pas répondre à leur lettre/coup de fil/texto/mail.

- Les investissements de notre part en temps et en sous seront réduits comme peau de chagrin (le ou les mâles utiles seront donc proches et n'auront le droit à nulle exigence - ou post-it direct) La lingerie ancienne sera de rigueur, l'épilation se fera à la maison, les masques et autres crèmes de nuit seront privilégiées au "je garde mon make-up pendant l'amour parce que je veux rester au top".  A oublier direct. (Idem le cas de figure "je garde mes lentilles la nuit pour mieux le voir".)

-Nous ne penserons guère à lui et ce sera bien entendu notre "mood" qui dictera la rencontre (ou pas). Nos explications seront vaseuses et juste nulles s'il en demande. Nous aurons le devoir de les désinformer. 

Ils vont adorer.

*Au Printemps, la légèreté est de rigueur

samedi 20 décembre 2008

J'ai toujours détesté les Campers*


Jean (un accessoire en vraie fourrure) mais poseur retors, hihi
Débardeur American Vintage

*Avec cette phrase, la période M&M's a pris fin. 

Quand je m'esbaudissais sur le look trop chou de mon Espagnol, mon amie C. hochait, résignée, la tête : "Claire, that's love". Les pieds mignons de M L'Espagnol en Campers étaient  alors gratifiés de doux regards d'approbation stylistique. "Oh, M!" 

Ca c'était avant. Avant que je ne m'enfuisse de chez lui avec mon "sac de week-end" quintalitique. Over-lourd. Oppressant. Je n'ai jamais su voyager léger.

Voilà. Je n'ai même pas pu claquer élégamment la porte, empêtrée que j'étais. M Le Maudit.

De toutes façons, j'ai toujours détesté les Campers. Et bien évidemment, son look ne valait rien. Mais je le valais bien.

As-tu déjà aimé pour la beauté du geste? As-tu déjà croqué, la pomme à pleine dents? Cette année oui. Deux fois. Deux courtes amours. Deux amoureux. Ils ont embelli ma vie. Mais la pomme était dure.

C'est ça que je veux, aimer comme si c'était pour toute la vie, alors que ce n'est pas vrai. Cool & classe. 


vendredi 14 novembre 2008

La femme...

Versailles-Paris par M.BL
Grenoble-Paris par K.B

Interview radio de Brel, Brassens et Ferre : La place de la femme dans votre vie 

Brassens  : Oh, la femme, c'est à la fois charmant quand elle s'en donne la peine et pénible quand elle...sans s'en donner la peine. (rires) 

Brel : Moi je crois que la femme, c'est quelque chose qui se donne de toute façon et toujours beaucoup de peine.
...

Et comme je ne veux pas tronquer habilement la conversation, le journaliste demande alors à Brel, interloqué :
-Et pas l'homme?
-Oh si, l'homme aussi (le ton de Brel est cette fois un peu désabusé "Je vais encore me faire épingler pour misogynie, alors...")

On sent très nettement le mépris (si, si!) de Brel quand il dit ça : "Moi je crois que la femme, c'est quelque chose qui se donne de toute façon et toujours beaucoup de peine". En d'autres termes : "Bande de besogneuses!" 

Ca m'a interpellé sur le coup (j'étais sur Jiwa et je cherchais une chanson de Brel pour mon amoureux, titre que je n'ai pas trouvé tant l'interview m'a engloutie toute nue (crue?).

Oui, car moi, j'exècre les laborieux (mais j'abhorre les fainéants encore plus). Je crois en l'inclinaison naturelle de l'homme (et de la femme!) pour certaines choses. Se donner de la peine, oui, mais pas au point que notre peine nous remplace. "Il/Elle essaie ardemment mais..." Jésus, quoi de plus sordide?

Les femmes seraient-elle des bêtes de somme de l'amour? Sont-elles naturellement disposées à se flétrir à la tâche amoureuse? Et l'homme là-dedans? Il ne se donne pas de peine, lui? Muser à loisir (au plaisir?) avec une nymphette nonchalante, là réside son désir le plus brut?

"Fort, à la cantonade" : devrions nous nous contenter de parader dans nos atours les plus naturels et s'en fiche comme d'une guigne de ce qu'il pense, de ce qu'il veut, de nous deux?
"En sourdine": est-ce possible d'aimer sans peine?

Hum...

Encore une fois cet entretien est passionnant, drôle et si politiquement incorrect...Olala, bon, je la mets quand même, cette citation à faire hurler (mais qui m'a fait hurler de rire) :

Brassens : Je crois que sur le plan de notre vie de chanteur, nous n'avons pas tellement besoin des femmes ; nous en avons besoin comme tout le monde, vous savez bien pourquoi...
Brel : Pour faire le marché!