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dimanche 8 mai 2011

I love B.B


C'est un vieux carton pour une soirée Fooding, que je trouve plus à mon goût que celle des soirées Foodstock 2011 ^^.

La fille de Benjamin Biolay a le même nez retroussé que lui. Sa main est toute petite dans la sienne lorsqu'ils s'éloignent tous les deux dans les jardins du MAC/VAL à la fin de la soirée Foodstock.

Pendant le concert, elle était posée sur une boîte sur le côté de la scène et regardait d'un air éberlué les grandes gigues émoussées au whisky Jameson se trémousser sur "Si tu suis mon regard".

C'était magique de l'entendre tout près, B.B. Sa voix m'a accompagnée partout, depuis mon port gloomy natal-je rêvassais adolescente sur Rose Kennedy- existait-il quelque part des garçons qui pourraient partager mon amour pour BB?- jusqu'à Munich où j'ai battu les pavés gelés de la Rosenheimerstr avec Mon héritage dans les oreilles. Négatif s'est improvisé B.O de mes insomnies quand elle m'a laissée seule.

Merci B.B.

dimanche 27 février 2011

Tu m'as dit je t'aime, je t'ai dit attends - Les ambiances de Jules et Jim


J'ai déjà écrit sur Jules et Jim. C'était en fait les miettes tombées de mon travail pour une proposition de chronique destinée au Fooding : les adresses d'un personnage de fiction. Jugée charmante mais pas évidente par le guide, j'ai décidé de poursuivre cette chronique et de la publier ici.

***

"Les pieds des buveurs se toucheront sous la table"

Les rubans des chapeaux flottent dans le vent lorsque les jeunes femmes descendent le perron de chez Jules. La troisième, Catherine, la française, avait le sourire de la statue de l’île. Les pas crissent sur les graviers de l’allée de l’Hôtel Particulier menant au jardin, comme calfeutré des bruits de la ville. Cela commençait comme un rêve. Les coeurs battent un peu. A l’ombre des feuillus, on boit fraternité (accent teutonique de rigueur) au Très Particulier (le bar de l’Hôtel) : les pieds des buveurs se toucheront sous la table. Un cocktail optimiste nommé Between the sheets de David West, le barman, donnera de l’ardeur au fougueux. Osera-t-il attarder son pied, comme Jim à côté de celui de la désirée? Catherine, elle, a choisi l’autre, Jules - innocent, généreux, vulnérable.

Ne pas prêter attention à Mr Figaro :"Vous plaisantez? - Je ne plaisante jamais. D'ailleurs, je n'ai pas d'humour."

Mais Jim sera bientôt invité en tête à tête: Voulez-vous m’attendre à 7 heures dans la première salle de notre café? Pour attendre une fille qui est en retard- en pensant avoir soi-même loupé l’heure du rendez-vous, La Palette, notre café de Saint Germain est un bon lieu de rencart. La salle animée sans être bruyante, ou la terrasse, offrent un cadre propice et même du divertissement : un homme qui n’a pas d’humour (et qui lit le figaro) peut-être, des jeunes semi bling-bling et des néo-vieilles à banane rétro, sans doute. Si elle arrive sur le coup de huit heures, affamée, une des planches “comme sur la table d’à côté”, reluquée alors que l’heure tournait, sera bienvenue. Son regard chantait de fantaisie et d’audace contenue. Faire ensuite quelques pas le long de la Seine- ne pas penser au plongeon de Catherine. Juste à la réchauffer.


Tu m'as dit je t'aime, je t'ai dit attends. J'allais dire prends-moi, tu m'as dit va-t-en.

Si elle invite à une promenade en voiture, esquiver par principe (!) et la guider au Rosa Bonheur, la guinguette des Buttes Chaumont. Prendre le métro, le vélo- ou par la main. Le lieu invite à la discussion sans hâte, avec humour et tendresse, à la “rôtissoire”, le restaurant du Rosa Bohneur- dont les plats parfumés réconfortent : Vous avez été pour Catherine facile à prendre mais difficile à garder. Comme le décor s’y prête, on peut aussi monter sur une des buttes du parc et rouler-bouler jusqu’en bas sur un rythme d’éclats de rire. Prendre ensemble des plaisirs total à des riens, parce que le bonheur se raconte mal.

samedi 3 juillet 2010

Foodinguement vôtre


La Bazarette du Fooding : Paris, Calvi, Biarritz. Bénéfices des entrées reversés à Action Contre La Faim.

Hier soir, je suis allée à ma première soirée Fooding à la salle Pleyel dans le cadre du festival Days Off : hype, gourmand, insouciant. Nous avons grapillé deci-dela quelques mignardises de bon ton (Mention spéciale aux charmants maraîchers Alexandre Drouard et Samuel Nahon, Terroirs d'avenir, Paris XII, qui détaillent avec classe leurs petits légumes- sans résister à s'en jeter un ou deux au fond du gosier - avec la même classe) . Nous avons arrosé le tout de plusieurs cocktails-fameux { Ricard + fruits rouges + tomate verte + citron }. Le cocktail officiel de la Bazarette 2010.

Ai dégoté un bob RICARD vraiment maboule-ça m'a rendue très joyeuse. (Ai joué de mon charme pour l'obtenir-ne nous refaisons pas.) A la fin nous avons même été tentés de nous trémousser sur le son obscur d'un DJ qui officiait dans un coin. Un peu déçus par la musique - et on crevait de chaud. Il aurait fallu une piscine-ou la mer-encore mieux. Je suis jalouse des Calvaises et des Biarrotes.

Dans une semaine, je suis expédiée par LeFooding.com en Charentes où je vais commencer un bataillon de tests (des idées? je les veux) - avant de m'occuper du Xe arrondissement de Paris (je les veux aussi). Je vais devenir une oie grasse et bronzée qui titillera de la plume- et de sa gouaille le site trop cool du Fooding.com.

En sus, je partage deux de mes critiques -offline, c'était juste pour montrer ce que j'avais dans le ventre. Ca m'a rendue très heureuse aussi, j'étais très émue de pénétrer l'antre du Fooding - dont le bureau surplombe celui des Inrocks. Je n'ai pas osé aller traquer Jean-Marc Lalanne. Palpitant.


L’Entracte

47 Rue de Montpensier.

75001 PARIS

T 01 42 22 64 56

m° Pyramides

Bistrots et néo-bistrots


Catégories

Dînette-Snacks

Feeling


L’Entracte, c’est le business de Marcel, sorte de James Stewart en tatanes, bermuda et polo Lacoste. Très amène, il râle quand même un peu : il est au charbon depuis potron-minet, bien obligé de suivre ces jeunes de 35 ans qui (s')attaquent dare-dare au vin blanc du Gers (3€)! Il balade sa silhouette de grand escogriffe derrière le bar de son minuscule estaminet - si petit qu’il peste contre les bouteilles de Perrier et autres cochonneries dont les formes féminines prennent trop de place. Il leur préfère l’eau fraîche de sa pompe à bière-il racontera l’histoire. Pour les petites faims (on a surtout très soif chez Marcel), on déguste sur les tables en mozaïque jaune du chèvre sec (10€)-à effriter dans de l’huile d”olive au thym ou une assiette de ventrêche et saucisson (idem). On part quand Marcel se tire, vers 23 heures “parce qu’il n’a pas encore becqueté”.



Les Enfants Perdus


9 rue des Recollets

75010 PARIS

T 01 81 29 48 26

m° Gare de l’Est

Ripailles nioulouques


Catégories

Feeling


Le spleen du Dimanche soir guette. Les Enfants Perdus, c’est un nom qui sonne bien pour se vautrer un peu plus dans la mélancolie, non? Pourtant, à peine le pas de porte franchi, le non-goût de la fin de week-end disparaît, et vite. Très belle carte des vins. Le Chasse-Spleen (48€) choisi (on était là pour ça), on emprunterait bien l’escalier en colimaçon qui mène à la cave - histoire de s’offrir une dégustation à l’abri des regards - et s’adonner à des polissonneries d’enfants pas très sages. L’Artichaut (14€) met du temps à arriver - on se fait du pied sous la table- et les regards concupiscents des starlettes néo-LaChappelle qui ornent les murs. Le Bar (21€) l’air goguenard, cuit à point et la Saint-Jacques (idem) se marient bien avec le vin dépareillé. Les enfants n’aiment pas trop les légumes, et Les Perdus non plus, c’est dommage. On se prive finalement de dessert - pour aller jouer au bord du canal. Pas la peine de demander la permission.